Mohamed Lamine Doumbouya, préfet de Mandiana : « l’ANAFIC a été le miracle pour le mandat du président Alpha Condé »

Politiques
publié le 22-07-2020 12:45
Mohamed Lamine Doumbouya, préfet de Mandiana : « l’ANAFIC a été le miracle pour le mandat du président Alpha Condé »

Située à plus de 700 kilomètre à l’Est de la capitale, la préfecture de Mandiana présente de nos jours une nouvelle image. Du moins pour celui qui est absent de la ville depuis dix ans. A travers les efforts du gouvernement appuyé par les partenaires au développement, plusieurs infrastructures sont réalisées ces dernières années. Il s’agit entre autre des bâtiments publics, des écoles, des postes de santés, des forages.

Cependant, les citoyens de cette zone sont confrontés à d’autres difficultés. Pour en savoir d’avantage, notre reporter à tendu son micro au premier magistrat de la préfecture. Dans cet entretint à bâton rompu, Mohamed Lamine Doumbouya revient sur les réalisations effectuées ainsi que des difficultés auxquelles sa juridiction est confrontée.

Horoya : Quelles ont été vos priorités après votre prise de fonction à la tête de la préfecture le 24 janvier 2019 ?

Mohamed Lamine Doumbouya : Je vous remercie. Vous savez que Mandiana est une zone aurifère par excellence. L’exploitation artisanale de l’or est très répandue ici depuis bel lurette. Et à cause de l’Or il y a beaucoup de problème à Mandiana. Des conflits récurents entre les villages, entre des familles et entre même des frères. Puisqu’il s’agit de l’argent chacun veut avoir raison sur l’autre. Donc on a eu comme priorité la réconciliation. Faire en sorte que ces conflits, ces violences diminuent dans les zones minières. Et Dieu merci depuis notre arrivée, nous avons pris notre bâton de pèlerin pour sillonner toutes les communes et des villages dans le but de faire comprendre à la population que la cohabitation est possible. Et surtout se comprendre et s’accepter mutuellement pour le bonheur de tous.

L’Etat a fourni assez d’efforts dans la construction des infrastructures. Notamment à travers les fêtes tournantes de l’anniversaire de l’indépendance et l’ANAFIC. Quelles sont les actions réalisées à Mandiana dans ce sens ?

Tout à fait. Nous avons bénéficié de beaucoup d’actions à Mandiana. A travers les fêtes tournantes on a eu la rénovation du bloc administratif, la construction d’un centre d’accueil digne de nom ainsi que beaucoup d’autres infrastructures. C’est ce qui fait que Mandiana a changé positivement d’image à travers les initiatives du Chef de l’Etat, Pr Alpha Condé. Avec l’agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC), toutes les communes rurales et la commune urbaine ont tous bénéficié des actions. J’ai dit par endroit que cela a été le miracle pour le mandat du Président Alpha Condé. Nous attendons juste les instructions du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation pour inaugurer les infrastructures. Notamment les sièges des communes, les maisons d’accueil, les maisons des jeunes, des marchés par endroit, des forages, des écoles primaires et des collèges.

Seule l’ANAFIC a financé plus de dix-huit milliards de GNF pour la construction des infrastructures dans la préfecture de Mandiana. Quelles sont vos perspectives pour le bien des populations de votre juridiction ?

Il y a le problème de route qui est en cours de réalisation, l’appui du Chef de l’Etat aux mondes paysans, le projet d’extension du réseau de distribution de l’électricité dans la commune urbaine, le problème d’eau aussi se pose. Mais les ministères concernés sont à pied d’œuvre pour résoudre ces questions.

Quel appel avez-vous à l’endroit des populations ?

C’est d’abord la culture de la paix, l’entente, l’amour, l’unité. C’est dans ça que l’on peut tout gagner. Si on n’est pas uni, s’il n’y a pas la paix, il n’y a pas de développement. Mandiana a tous les atouts pour le bien-être des populations. Mais il faut la culture de la paix, l’amour, l’entente entre tous les citoyens.

Propos recueillis par Alhassane Barry